L’INC se déploie à l’international

L’INC souhaite conduire sa recherche en chimie au meilleur niveau international autour de thématiques très compétitives, principalement liées à l’énergie, aux matériaux, à la santé et à l’environnement. Pour cela, il initie avec certains pays des collaborations sous différentes formes, avec de grands établissements académiques ou des groupes industriels emblématiques.

Une présence internationale autour de thématiques compétitives

À l’international comme dans l’Hexagone, les thématiques fortes et très compétitives pour l’INC restent l’énergie (Japon et Russie), les matériaux (Canada, Inde, Japon, États-Unis, Russie, etc.), la santé (Inde, Chine, Vietnam, Malaisie), le développement durable (Singapour, Russie, Japon, Canada).

Jusqu’il y a peu, l’action de l’INC à l’international visait principalement les pays BRICS, plus particulièrement le  Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine. Désormais, les efforts de l’Institut portent aussi sur le renforcement des relations avec les États-Unis, le Canada, le Japon et la Corée.

Ces partenariats se concrétisent avec des universités ou organismes de recherche académiques étrangers et/ou avec des acteurs industriels de la chimie, comme le Groupe Solvay en Chine dans le domaine de la catalyse et aux États-Unis dans le domaine de la matière molle et des polymères, ou avec Saint-Gobain au Japon dans le domaine des matériaux.

En Europe, au-delà de ses actions dans le cadre du programme Horizon 2020, l'INC a établi des relations contractuelles avec des laboratoires basés en Allemagne, en Espagne, au Royaume-Uni, en Slovénie et très récemment en Ukraine.

E2P2L, vers une alternative au pétrole

Fort de sa recherche en chimie verte et développement durable, l’INC a rejoint en Chine Solvay, partenaire de longue date déjà bien implanté dans le pays. Avec le « Laboratory of green chemistry and chemical process » de la East China normal university, classé parmi les laboratoires d’excellence chinois, les deux partenaires ont fondé en 2011 l’unité mixte internationale « Eco-efficient products & process laboratory » (E2P2L). L’ambition de cet E2P2L est de délivrer de nouveaux produits et procédés éco-efficients capables de réduire la dépendance au pétrole. L’université de Fudan a rejoint la collaboration en 2013 et deux sites miroirs, à l’ENS de Lyon et à l’université de Lille, participent activement aux programmes de recherche.

Des collaborations structurées

L’INC et ses partenaires à l’étranger (universités, organismes de recherche, industriels) formalisent leurs collaborations en leur donnant une visibilité internationale au travers de structures de formes juridiques diverses.

LIA, GDRI, Pics et PRC

L’institut comptabilise ainsi :

  • 33 laboratoires internationaux associés (LIA), qui sont des « laboratoires sans murs » associant un laboratoire du CNRS et un laboratoire d’un autre pays autour d’un projet défini conjointement,

  • 8 groupements de recherche internationaux (GDRI) qui fédèrent des réseaux de chercheurs autour de grandes thématiques (énergie, biomasse, etc.),

  • 44 projets internationaux de coopération scientifique (Pics) basés sur des projets de recherche conjoints préexistants, ayant donné lieu à une ou plusieurs publications communes,

  • 27 projets de recherche conjoints (PRC) pour les collaborations entre deux équipes dont les projets sont évalués et sélectionnés à la fois par le CNRS et l’organisme partenaire dans le cadre d’un appel conjoint.

Unités mixtes internationales (UMI)

À cela s’ajoutent :

  • 3 UMI en partenariat avec des industriels : aux États-Unis avec Solvay et University of Pennsylvania, en Chine avec Solvay, East China Normal University et Fudan University, et au Japon avec Saint-Gobain et le National Institute for Materials Science ;

  • 2 UMI en partenariat académiques : aux États-Unis avec University of California San Diego et en Corée avec Yonsei University et Ewha University.

Une UMI s’apparente à un laboratoire comme ceux que l’on rencontre au plan national (UMR)  dans les universités ou les organismes de recherche. Localisée sur un site unique, en France ou à l’étranger, elle regroupe des chercheurs, étudiants, post-doctorants et techniciens affectés au CNRS et ceux de l’institution partenaire étrangère.

 

Montée en puissance

Ces deux dernières années, l’INC est à l’origine de nombreuses créations :

- 2017  : 11 créations soit 9 LIA avec l’Ukraine, le Japon, la Chine (2), les États-Unis, l’Inde (2), le Chili et le Brésil ; 1 GDRI au Canada ; 1 UMI en Corée.

- 2018 : 4 créations soit 3 LIA avec les États-Unis et le Japon (2) ; 1 GDRI en Chine

Cap sur les LIA

L’INC a mis en place des LIA avec des partenaires prestigieux, notamment en Chine, en Inde et au Japon.

En Chine, un LIA a été créé avec le State Key Laboratory for Catalysis de Dalian pour étudier les zéolites, ces structures cristallines formées naturellement dans des eaux alcalines ou des sédiments, véritables catalyseurs dans de nombreuses réactions chimiques.

En Inde, un LIA a été monté avec le National Chemical Laboratory de Pune autour de la conversion de ressources fossiles, de la biomasse et de la protection de l’environnement.

Au Japon, l’INC est partenaire des universités d’Osaka et de Kyoto dans le cadre d’un laboratoire international associé portant sur l’étude de l'action de la lumière sur des systèmes moléculaires commutables à l'échelle nanométrique.

Ces dernières années, l’INC a particulièrement développé son partenariat avec de grands organismes de recherche en Allemagne (3 LIA) : avec la Ludwig Maximilians-Universtät en chimie organique et organométallique dans le domaine de la catalyse et de nouveaux procédés de synthèse ; avec le Max Planck Institut für Kolloid dans le domaine des nano-ions en interaction avec des interfaces fluides ; avec le Leibniz Institut für Katalyse dans le domaine de la catalyse homogène en chimie verte.