Vers des batteries fonctionnant dans l’eau de mer
Des scientifiques de l’Institut des matériaux Jean Rouxel et du laboratoire Chimie et interdisciplinarité, synthèse, analyse, modélisation (IMN et CEISAM, CNRS/Université de Nantes) ont découvert un matériau organique inédit pouvant stocker de l’électricité et du sel en milieu marin. Ces travaux, publiés dans Advanced Energy Materials, permettent d’envisager à terme des batteries aqueuses immergées au large de nos côtes pour le stockage des énergies renouvelables et le dessalement de l’eau de mer.
La part croissante des sources d'énergie renouvelables comme les énergies solaire, éolienne et marine connectées au réseau électrique met en exergue le besoin de systèmes de stockage d'énergie pour réguler l’approvisionnement d’électricité. À ce jour, les batteries font partie des solutions opérationnelles utilisées mais elles sont constituées de plomb, une technologie encombrante et peu écologique. De plus, le nombre de cycles de charge et décharge qu’elles peuvent réaliser (< 500 cycles) n’est pas suffisant pour ces applications. Une équipe de l’Institut des matériaux Jean Rouxel et du laboratoire Chimie et interdisciplinarité, synthèse, analyse, modélisation (IMN et CEISAM, CNRS/Université de Nantes) a mis au point un nouveau matériau organique qui pourrait palier ces difficultés.
Les scientifiques ont développé et breveté
Références
S. Perticarari, T. Doizy, P. Soudan, C. Ewels, C. Latouche, D. Guyomard, F. Odobel, P. Poizot and J. Gaubicher
Intermixed Cation-Anion Aqueous Battery Based on an Extremely Fast and Long-Cycling Di-Block Bipyridinium-Naphthalene Diimide Oligomer
Advanced Energy Materials – 2019
DOI: 10.1002/aenm.201803688